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Endométriose et intimité amoureuse

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Endométriose et intimité amoureuse
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Les femmes qui sont touchées par l’endométriose évoquent toujours leurs douleurs comme 1er symptôme de la maladie. Ces douleurs sont en lien avec leurs cycles menstruels c’est-à-dire que les règles sont douloureuses, d’une telle douleur que cela peut même aller jusqu’à être clouée au lit. Ces douleurs peuvent avoir lieu au moment de l’ovulation ou pendant la phase pré-menstruelle. Et il y a aussi les douleurs qui n’ont rien à voir avec le cycle menstruel et qui pour autant impactent considérablement la vie intime, ce sont les douleurs lors des rapports s3xuels avec p3nétration.

Je tiens à rappeler qu’avoir des douleurs pendant les rapports n’est absolument pas normal ! C’est le signe qu’il y a quelque chose qui ne fonctionne pas bien à l’intérieur du corps. Bien souvent ces douleurs sont liées à la présence d’adhérence au niveau du colon, de la vessie, de l’utérus, à des kystes volumineux au niveau des ovaires, à un état inflammatoire général du petit bassin, etc. La cause va être différente pour chaque femme. Il est important de l’évoquer à son gynécologue pour que des examens complémentaires puissent être réalisés au besoin.

Dans cet article, l’idée n’est pas d’expliquer la cause de ces douleurs. Elles sont en lien avec l’unicité de chaque femme et de son histoire. En revanche, je vous invite à partir à la recherche de la cause !

Dans cet article, il est question de parler d’une s3xualité sans douleur, une s3xualité sans pénétration puisque c’est elle qui en est la 1ère cause, cela dans le but que chaque femme concernée puisse redécouvrir le plaisir seule ou avec son partenaire.

J’ai interviewé Olivier Mageren, coach sexologue à Bruxelles, sur le slow sex, la méditation orgasmique, le tantra, etc et en voici le résumé.


En quoi consiste la s3xualité non pénétrative ?

« Réduire la s3xualité à la pénétration, en croyant que c’est simple, innée et du plaisir pour tout le monde à tous les coups, c’est réduire la s3xualité tout court !

La s3xualité c’est hyper bon pour le corps et l’esprit, c’est une source de bien-être et de vitalité. Mais on en fait un truc compliqué et tabou. Si on réduit la s3xualité à la pénétration, on peut se sentir priver de quelque chose de fondamental et on peut avoir l’impression de passer à côté de quelque chose, le fameux FOMO (Fear Of Missing Of). Mais en fait la s3xualité non pénétrative est la porte d’entrée vers l’éveil du désir et d’une nouvelle mémorisation dans le corps. Car autant la douleur peut être mémorisée dans les cellules et donc être appréhendée en amont, mais le plaisir peut l’être tout autant ! Ainsi plus on y est, plus on peut le vivre au quotidien. »


Comment s’ouvrir à une s3xualité non pénétrative ?

« Il s’agit d’abord d’apprendre à se connaître. Il est important de savoir comment déclencher le plaisir chez soi, qu’est-ce qui est déclencheur du désir, du plaisir, de l’excitation (du réveil du corps), de plus de plaisir, de l’org^sme. Parce que tous ces déclencheurs sont différents ! »

« L’éveil du plaisir passe par la pratique et une relation au corps avec nos 5 sens et les sensations intérieures. »

« La méditation orgasmique est une méditation de 15 min sur la base d’un toucher clitoridien sans aucun objectif de p3nétration. Cela peut être très sécurisant pour les femmes qui ont peur de « devoir » arriver à la p3nétration et donc aux douleurs. Ce pacte libère ainsi l’esprit. L’idée de cette méditation est d’être à l’écoute des sensations corporelles, on laisse le corps s’éveiller. Il s’agit de ralentir pour sentir plus. »

« La détente de la zone pelvienne est fondamentale pour renouer avec le plaisir. C’est dans cette zone que sont situées les zones de plaisir. En détente, quand le système nerveux parasympathique prend le relais, les fibres musculaires se détendent, les cavités peuvent alors se remplir de sang. C’est d’ailleurs l’action du Viagra ! Et cet afflux de sang gonfle la zone génitale et provoque ainsi l’érection aussi bien chez la femme que l’homme. Si le plancher pelvien est tendu et contracté, les rapports peuvent alors être douloureux. Il faut savoir que cette zone musculaire peut aussi être stimulé par le Coregasme, le fitness, le yoga périnéal. En effet ces pratiques amènent à détendre les muscles, les muscler, les oxygéner, d’éveiller la conscience et d’avoir plus de sensibilité. »

« Le fou rire. On peut parler des 3 diaphragmes : celui entre les poumons et la zone digestive, celui entre le petit bassin et zone génitale et celui au niveau de la zone pelvienne. Cette sorte de grande toile de tambour est tendu au niveau du périnée et peut être activée par le rire. Les à coups au niveau du ventre et du plancher pelvien en vibrant peuvent venir éveiller des sensations s3xuelles. »



Comment parler de tout cela à son compagnon ?

« Il y a en effet souvent la peur d’être rejetée, de ne pas être comprise, voire une douleur psychologique à aborder le sujet surtout si la distance physique s’est agrandie avec son compagnon. Il est donc logique d’avoir peur pour le lien avec son partenaire. »

Je vous invite à écouter cet interview dans son intégralité avec votre compagnon sur ma chaîne Youtube : https://youtu.be/NhcxbNhd7Kc

« Cela peut commencer par parler de l’expérience des autres, de s’enrichir et de se connecter avec des personnes qui en ont fait un art. »

« Se faire accompagner par des professionnels comme des sexologues. »

« L’inviter à la curiosité car on a tout à y gagner en étant curieux ! Pour cela, c’est important de sentir et de comprendre qu’il y a quelque chose au-delà de la sexualité classique. On peut se poser la question : est-ce que je reste dans ce que je connais ? Ou bien est-ce que je pars à la découverte d’un autre univers ? »

« Se l’offrir toute seule. C’est faire le choix de ne pas se limiter par le refus éventuel de son compagnon. Ce n’est pas parce que l’autre ne veux pas découvrir cela qu’on n’y a pas droit ! Si on a vraiment envie d’aller explorer cet univers, il suffit d’aller l’explorer par soi-même. Et ensuite, on pourra se sentir peut-être plus à l’aise de l’amener à son compagnon, on pourra lui partager ce que l’on a découvert ! »


Pour conclure les propose d’Olivier Mageren, je dirais qu’il est donc indispensable de se réapproprier sa s3xualité. Il est tout à fait possible d’avoir un org^sme sans pénétration. En fait , c’est par la contrainte que naît l’innovation ! Nous ne sommes pas limitée par la douleur. Ni par une sexualité pénétrative. Olivier nous invite à aller explorer toutes les sensations dans son corps, à découvrir et mémoriser toutes nos zones de plaisir et de favoriser notre détente pour se reconnecter à sa s3xualité.

Pour en savoir plus sur Olivier Mageren, fondateur du Love Health Center : https://www.love-health-center.org - info@love-health-center.org - +32499188693

Pour écouter cet interview dans son intégralité, rendez-vous sur ma chaine Youtube : https://youtu.be/NhcxbNhd7Kc


 

Aline Demolin

J'accompagne les femmes qui souffrent d'endométriose à ne plus subir leurs douleurs et retrouver leur vitalité. 

Fondatrice du groupe Facebook Vivre apaisée et sans pilule avec l'endométriose