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Les douleurs d’origine inflammatoire de l’endométriose

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Les douleurs d’origine inflammatoire de l’endométriose
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L’endométriose est une maladie complexe dans le sens où elle touche chaque femme de manière différente aussi bien dans sa forme d’atteinte que dans les ressentis douloureux qui varient d’une femme à l’autre. Il y a également une chose à avoir en tête, c’est l’absence de lien entre douleurs et gravité de l’endométriose. C’est-à-dire que l’on peut avoir des douleurs d’une telle intensité que l’on peut se sentir invalide et pour autant avoir une endométriose qui ne présente pas de caractère grave. Et inversement, on peut n’avoir que très peu de douleurs et avoir une endométriose qui a atteint de nombreux organes.

On peut définir, l’endométriose est une maladie chronique inflammatoire et hormono-dépendante. Elle revêt de nombreux symptômes. Les douleurs et la fatigue en sont les principaux, j’en parle dans cet article : Les symptômes de l’endométriose. Pour ce qui est de l’aspect hormonal, je vous renvoie à cet article.

Aujourd’hui, dans cet article, j’ai envie de vous parler des douleurs. Il faut savoir que la majorité des douleurs d’endométriose sont d’origine inflammatoire. Et donc, mieux on comprendra comment se passe l’inflammation, mieux on pourra agir dessus.
 

  • Définition de l’inflammation

L’inflammation est une réaction physiologique du système immunitaire qui se protège contre une agression : lésion, virus, allergie, etc. Dans le cas de l’endométriose, on parle d’inflammation chronique. Chronique parce que les lésions, de type kystes ou adhérences, réagissent avec le cycle menstruel. Et cela amène le système immunitaire a être en perpétuelle activité. Comme ces lésions n’ont rien à faire dans le corps, le système immunitaire lance sans cesse le processus inflammatoire pour tenter de les supprimer. Dans l’endométriose, on retrouve une activité pro-inflammatoire au niveau de la sphère gynécologique (provoquant les douleurs de règles) mais aussi au niveau de la sphère intestinale ou urinaire (provoquant également des douleurs chroniques).


Et quand on pense inflammation, on se tourne souvent vers des solutions anti-inflammatoires pour calmer la douleur. Alors, oui, c’est important de calmer la douleur. Cela permet que son intensité n’augmente pas et ainsi de mieux vivre cette phase.

Mais je pense que l’enjeu est autre : il est, à mon sens, indispensable de réduire l’activité pro-inflammatoire sur le long terme. Pour cela, il s’agit de trouver la - ou plutôt les causes de cette inflammation.

 

On peut regarder l’inflammation de l’endométriose sous 3 angles :

- ce qui entre dans l’organisme et qui nourrit l’inflammation

- les besoins physiologiques du corps face à l’inflammation

- les voix d’élimination de l’inflammation

Ce qui donne les 3 grandes causes de l’inflammation et par conséquent les 3 moyens d’agir dessus.

 

  • 1ère cause : Le stress

A la base, le stress est un phénomène sain pour l’organisme dans la mesure où ce n’est rien d’autre qu’un phénomène d’adaptation du corps à l’environnent qu’il côtoie. Face à un danger comme un chient qui nous agresse ou un freinage brusque sur l’autoroute, le corps lance tout un processus de survie grâces aux réactions hormonales (comme la sécrétion d’adrénaline, cortisol, etc. ) et physiologiques (dilatation des pupilles, augmentation du rythme cardiaque, etc.).

 

Mais deux problèmes se posent aujourd’hui.

1- Nous demandons trop souvent à notre corps de nous adapter sans pour autant observer une- phase de récupération. En effet après un stress, le corps a besoin d’une phase de récupération pour revenir à la normale et poursuivre son activité. Et bien souvent cette phase passe à la trappe quand on est en sur-activité mentale ou physique.

2- Nous percevons, à titre subjectif, de plus en plus de phénomènes comme des stresseurs : surcharge de travail, séparation amoureuse, conflit, mauvaise gestion du temps, etc. Ces situations sont pour beaucoup d’entre nous de l’ordre du quotidien et peuvent vite nous faire entrer dans un état de stress dit chronique.


Ces deux problèmes réunis nous amènent à dépasser nos limites et notre seuil de tolérance individuel. La conséquence est que notre système nerveux est mis à mal.

De manière générale, c’est notre système nerveux qui lance la mécanique de stress. Pour bien fonctionner, notre système nerveux a besoin d’être en équilibre. C’est-à-dire que d’un côté le système nerveux nommé orthosympathique activé par le stress ne soit pas plus activé que le système nerveux parasympathique actionné par la récupération et la relaxation.


Quel est le lien entre le stress chronique et l’inflammation de l’endométriose ? Quand il y a un déséquilibre chronique entre le système nerveux orthosympathique et le système nerveux parasympathique, cela signifie qu’il n’y a pas suffisamment de phase de repos pour l’organisme. Le corps a lancé la mécanique du stress et les sécrétions hormonales associées pour faire face au stress. Sécrétées en continue, les hormones vont être présentes en excès et vont perturbées la physiologie de l’organisme. Cette réaction excessive du système immunitaire conduit à une activité pro-inflammatoire.


 

  • 2ème cause : L’alimentation

Le stress et l’inflammation sont des mécanismes qui consomment énormément de minéraux.

Il est donc indispensable de prendre en compte cette donnée dans la qualité de son alimentation.

Les minéraux, ce sont par exemple le magnésium, le calcium, le fer, l’iode, etc. On ne les trouve ni dans une alimentation dénaturée (c’est-à-dire cuite et recuite à haute température), ni dans une alimentation transformée voire ultra-transformée (tout ce qui est soufflé, frit, recomposé,etc.), ni dans tout ce qui est raffiné (c’est-à-dire tout ce qui est blanc : riz, pâte, farine, pâte à pizza, pâte à tarte, pâtisserie, sucre, etc.)

Ce type d’alimentation est carencée en minéraux et vitamines. Pour y remédier, on peut se poser les questions suivantes : quelle est la qualité de mon alimentation ? Est-elle adaptée à mon niveau de stress en terme nutritionnel ? Qu’est-ce que je pourrais commencer à changer ?

Dans l’article Quelle alimentation pour l’endométriose, vous trouverez quelques pistes pour approfondir cette thématique et revenir à une alimentation adaptée à notre physiologie. Et dans l’article Des recettes pour ton endométriose, vous trouverez des idées de recettes. Dans ces articles, j’invite à diversifier son alimentation à son rythme. Je ne prône aucune restriction alimentaire (sauf intolérance évidemment !) car je pense qu’elle est contre-productive. En effet, une frustration dans l’alimentation ou un hyper contrôle de son assiette amène, de manière indirecte, à un état de stress.
 

  • 3ème cause : L’état de nos émonctoires

Enfin, l’inflammation peut être causée par le mauvais fonctionnement de nos émonctoires. Les émonctoires, ce sont les organes en charge d’éliminer les déchets de notre organisme (foie, intestins, reins, poumons, peau).
 

Quand ils sont en bonne forme, leur fonctionnement est optimal et le corps se porte bien. Mais bien (trop) souvent, en cas d’endométriose, ils sont surchargés en déchets. Les déchets impliqués dans l’inflammation, ce sont ,ce qu’on appelle en naturopathie, les acides. Ces acides proviennent d’une alimentation d’origine animale en excès et d’un stress en excès. Le défaut d’élimination des acides induit leur stockage à l’intérieur du corps, ce qui vient nourrir le processus inflammatoire.

C’est pourquoi, en naturopathie, on accorde une grande importance à aller regarder le niveau d’encrassement des émonctoires tout en qualifiant avec attention les sources d’acides.

Le bon fonctionnement des émonctoires est aussi lié à l’apport en minéraux. Les minéraux sont nécessaires aux différents métabolismes du corps et donc au bon fonctionnement des émonctoires. Quand le corps n’a pas suffisamment de « matériel » - les minéraux, les émonctoires ne sont pas dans leur fonctionnement optimal et cela impacte leur processus d’élimination des acides.
 

Enfin, à cette surcharge des émonctoires doublée d’un manque de minéraux, peut venir s’ajouter une mauvaise digestion, de la sédentarité et d’autres facteurs mettant à mal le fonctionnement des émonctoires.
 

 

Pour agir de manière durable sur l’inflammation et donc sur les douleurs d’endométriose, la priorité va donc être d’aller chercher les causes de cette inflammation. Les trois questions à se poser sont :

  • Quel est mon niveau de stress, quels sont mes stresseurs et comment réduire leur impact sur ma santé mentale ?
  • Quelle est la qualité de mon alimentation ?
  • Dans quel état sont mes émonctoires ?
     

Il est bien évidemment utopique de penser que les douleurs inflammatoires de l’endométriose disparaîtront en ne prenant en compte qu’une seule des causes de l’inflammation. C’est une approche globale de la santé et de l’endométriose qui apportera un réel mieux-être et nous donnera les moyens d’agir sur ces douleurs d’origine inflammatoire.


 

Aline Demolin

J'accompagne les femmes à retrouver douceur et vitalité au fil de leur cycle

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