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L’impact du stress sur l’endométriose et le cycle menstruel

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L’impact du stress sur l’endométriose et le cycle menstruel
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Hans Selye définit le stress comme « la réaction de l’organisme face aux modifications, exigences, contraintes ou menaces de l’environnement en vue de s’y adapter. » Le stress est une réponse à un événement extérieur. Il a, à la base, une fonction physiologique normale dans le sens où ce processus permet à notre organisme de s’adapter aux changements. C’est ici le stress positif, celui qui est nécessaire à la vie ! Il n’a rien de mal en soi. 


Hans Selye décrit aussi trois phases successives en fonction de la durée d’exposition que l’on a au stress :

- La phase d’alarme : c’est la réponse nerveuse au stress, une réponse très primaire, celle de fuir ou combattre.

- La phase de résistance : c’est la réponse hormonale avec la sécrétion de cortisol par les surrénales.

- La phase d’épuisement : c’est l’absence de réponse du corps aussi bien sur le plan nerveux qu’hormonal, c’est ce qu’on appelle communément le burn out.

 

Le problème aujourd’hui c’est que l’on est et reste trop dans la phase de résistance sans revenir à une phase calme permettant la récupération après un stress. Le stress est omniprésent, fréquent et son niveau est élevé. Ce phénomène devient inévitable dans la mesure où il est favorisé par la plupart de nos modes de vie actuelle. En cause de nombreux événements de la vie : divorce, maladie, perte d’emploi, conflit de personnes, mauvaise gestion du temps, compétition, surcharge de travail, charge mentale, etc. Ils sont vécus différemment par chacun de nous en fonction de notre histoire et de notre terrain. Et ses conséquences sont ainsi variables.


Globalement, le stress a des effets néfastes pour notre santé. Il entraîne de la fatigue, de l’irritabilité, des insomnies, une baisse de la concentration, une baisse de l’efficacité, l’apparition de maladies somatiques ou psychiques, etc.

 

Et il n’est pas sans conséquence sur le cycle menstruel et l’endométriose.

Voyons plus en détails en quoi le stress est l’ennemi N°1 de l’endométriose.

 

  • 1- Le stress nourrit le processus de l’inflammation


L’endométriose est une maladie chronique inflammatoire et hormono-dépendante (Pour aller plus loin, il y a mon article Ma définition de l’endométriose). L’inflammation, c’est LA caractéristique de l’endométriose. Parce que c’est elle qui cause la plupart des douleurs. Et c’est souvent contre les douleurs et l’inflammation que les femmes commencent à lutter. 

Dans son métabolisme, le stress devient un acide. On parle d’acide en référence au pH des liquides de notre corps. Le pH – Potentiel Hydrogène – est l’unité de mesure du degré d’acidité ou d’alcalinité. Un pH neutre est aux alentours de 7, sachant que l’échelle varie entre 0 et 14. Les acides peuvent être neutralisés par des apports en minéraux via l’alimentation. Leur élimination peut aussi être favorisée par un fonctionnement optimal des émonctoires, organes en charge de l’élimination des déchets à l’extérieur du corps. 

Mais lorsque l’intensité et/ou la quantité d’acides est trop élevée par rapport à la physiologie du corps, les acides vont se loger dans les tissus. Ces acides sont des molécules qui agressent l’organisme. Pour se défendre et se réparer, le corps lance le processus inflammatoire. Ce qui à terme et de manière indirecte, nourrit et entretient l’inflammation.

 

  • 2- Le stress augmente la douleur

La douleur, quand on a de l’endométriose, on cherche à la réduire. Voici deux raisons pour comprendre le lien entre le stress et les douleurs.

Le stress tend tout le corps et ses muscles. Et au cas où tu te demandes, l’utérus est un muscle ! Ces tensions sont liées à la réaction physiologique du corps face au stress : sécrétion d’hormones, vasoconstriction, etc. Et ces tensions amènent à ressentir de la douleur.

Et aussi, à force d’être présent, le stress provoque une sorte d’irritation du système nerveux. Le système nerveux c’est lui qui réceptionne les messages de la douleur. Plus le système nerveux va être excité, plus il réagit vite. Cela le rend moins tolérant à la douleur, la déclenche plus rapidement, plus facilement, plus longtemps, plus intensément et la propage. 

 

  • 3- Le stress diminue la fertilité des femmes


La fertilité d’une femme repose en partie sur la qualité de la phase progestéronique. Quand on a de l’endométriose, la fertilité et l’équilibre hormonal, c’est tout un enjeu (pour aller plus loin, voici mon article Endométriose et équilibre hormonal).

La progestérone, c’est l’hormone de la fertilité, celle sécrétée en 2ème partie de cycle. Elle est indispensable pour la gestation. Sans elle, aucun embryon n’aura le temps de se nicher dans l’endomètre pour s’y développer. 

Le truc, c’est que la progestérone est en concurrence directe avec le cortisol, l’hormone produite en cas de stress prolongé, la phase de résistance.

En effet, ces hormones sont toutes les deux fabriquées à partir de la même matière première, le cholestérol. Et le corps a ses priorités : sa survie. Alors en cas de phase de résistance prolongée c’est-à-dire de stress chronique, il privilégie sa survie plutôt que la fabrication d’un bébé. Ce qui l’amène à délaisser la sécrétion de progestérone.


 

  • 4- Le stress augmente la fatigue

Quand on a de l’endométriose, la fatigue est souvent la principale difficulté au quotidien. Je parle des causes de la fatigue dans cette vidéo : La fatigue liée à l’endométriose. Et parmi ces causes, il y a le stress.

Car oui, le stress est un phénomène particulièrement énergivore. Il pille toute notre énergie et nous laisse sur le carreau, peu importe les plans que l’on avait prévus pour la journée. Cette fatigue se manifeste par des difficultés de concentration, une envie de dormir, de la nervosité, de la flemme, etc.

Le stress est un très grand consommateur de calories et notamment sous la forme de glucose / sucre rapide. Mais c’est surtout un grand consommateur de minéraux et notamment de magnésium. Ce minéral contribue à des centaines de réactions métaboliques dans le corps et sans lui, le corps est vite en sous-régime. 


 

C’est pour ces 4 raisons qu’il est indispensable de se pencher sur son niveau de stress quand on a de l’endométriose ou que l’on souhaite retrouver un cycle menstruel harmonieux.

Le stress n’a pas à se gérer. Il a besoin d’être apprivoisé petit à petit pour en réduire son niveau au minimum. Et cela passe par plusieurs étapes :

- Évaluer son niveau de stress

- Identifier les déclencheurs du stress, les stresseurs

- Accueillir les émotions liées au stress

- Trouver des outils et exercices pour revenir à une phase de calme


J’espère que cet article t’aura éclairé sur l’importance de prendre ton stress au sérieux et avant que son niveau ne devienne trop haut pour toi.

Maintenant, c’est à toi de jouer !

 


Aline Demolin

J'accompagne les femmes à retrouver douceur et vitalité au fil de leur cycle

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